Lauréats des Prix d’excellence en publication numérique 2018

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Site Web des lauréats
Liste des lauréats (PDF)
Communiqué de presse (PDF)

La Fondation des prix pour les médias canadiens (FPMC) a le plaisir de dévoiler les lauréats de la 3e édition annuelle des Prix d’excellence en publication numérique – un concours de journalisme qui souligne les réalisations exceptionnelles des professionnels de la publication numérique au pays.

« Félicitations à tous les lauréats de la 3e édition des Prix d’excellence en publication numérique. Votre succès témoigne de votre créativité et de l’excellence de votre démarche journalistique, mais aussi de votre maîtrise des plateformes numériques pour réaliser des récits captivants. Cela témoigne du vaste bassin de créateurs et éditeurs talentueux œuvrant au sein de l’industrie canadienne des médias numériques. Nous sommes ravis de reconnaître votre travail exceptionnel grâce aux Prix d’excellence en publication numérique. » — Nino Di Cara, Président de la FPMC

La Fondation a remis des médailles d’or et d’argent dans 23 catégories à l’occasion de la soirée de remise des Prix d’excellence en publication numérique, qui s’est tenue le 29 mai 2018 à Toronto. La soirée était animée par Adrian Lee, journaliste au Maclean’s. Dans la plupart des catégories, les gagnants d’une médaille d’or ont reçu une bourse de 500$.

Visitez live.digitalpublishingawards.ca ou digitalpublishingawards.ca pour consulter la liste complète des lauréats et finalistes.

Le prix le plus prestigieux du programme – Excellence générale en publication numérique – a été octroyé à trois publications en fonction de leur division. Voici les gagnants :

Excellence générale en publication numérique : petite publication

TheDeep

La publication The Deep a remporté la médaille d’or dans la division des petites publications. Le jury a souligné le travail remarquable de la petite équipe, qui parvient à utiliser ses ressources intelligemment pour maximiser l’impact de chaque reportage.

Fjord Review et National Observer ont reçu une mention honorable dans cette division.

 Excellence générale en publication numérique : moyenne publication

HakaiMagazine

Hakai Magazine a remporté les grands honneurs du côté des publications moyennes, en plus de récolter six autres médailles dans diverses catégories.

Hakai représente le parfait magazine en ligne, ont souligné les membres du jury. Grâce à un contenu visuel magnifique, un design épuré, une qualité de rédaction irréprochable et des éléments numériques parfaitement intégrés, Hakai est l’exemple à suivre.

Passport et Today’s Parent ont reçu une mention honorable.

Excellence générale en publication numérique : grande publication

The Globe and Mail
The Globe and Mail a reçu la médaille d’or dans la division des grandes publications. Le jury a choisi le Globe and Mail pour son contenu extrêmement innovant. La publication surpasse sa mission éditoriale et fait preuve des plus hautes normes journalistiques, a ajouté le jury.

Le Devoir et Winnipeg Free Press ont reçu une mention honorable.

FAITS SAILLANTS

 LAURÉATS OR : Canadian Art, CBC News, Global News (globalnews.ca), Hakai Magazine, HuffPost Québec, ICI Radio-Canada Première, The Globe and Mail, The Sprawl, TVO.org et The Walrus.

LAURÉATS ARGENT : Air Canada enRoute, BuzzFeed Canada, CBC News, CBC Original Podcasts, Discourse Media, Global News (globalnews.ca), Hakai Magazine, Hazlitt, National Observer, Options politiques, The Globe and Mail, Today’s Parent, Toronto Life et VICE.

 Quatre publications ou diffuseurs du Québec se sont illustrés.

HuffPost Québec et ses journalistes Daphnée Hacker-B., Camille Lopez et Roberto Rocha ont remporté les grands honneurs dans la catégorie Journalisme de service : art de vivre grâce au dossier « Le Montréal oublié ».

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Dans la catégorie Meilleur balado ou récit audio, la médaille d’or a été décernée à Stéphane Berthomet et Cédric Chabuel pour le balado « Disparue(s) » diffusé sur ICI Radio-Canada Première.

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Le jury des Prix d’excellence en publication numérique a qualifié Disparue(s) « d’étude de cas pour sa forme. Percutant dans tous les sens du terme, ce balado est un récit narratif qui change des vies et le cours de l’histoire. »

Le populaire guide des « Meilleurs nouveaux restos canadiens » a permis à l’équipe du magazine enRoute d’Air Canada de repartir avec deux médailles d’argent, dans les catégories Meilleure vidéo en ligne – format court et Meilleur dossier thématique.

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Le chroniqueur Alain Noël de la publication Options politiques a décroché la médaille d’argent dans la catégorie Meilleur blogue ou meilleure chronique publiée en ligne. Il s’agit d’une deuxième médaille en autant d’années pour Options politiques, qui avait raflé l’or l’an dernier dans cette même catégorie.

Enfin, L’actualité, Le Devoir, URBANIA et Vice Québec ont récolté des mentions honorables dans diverses catégories.

Prix d’excellence : talent émergent

ElizabethMelito

Le Prix d’excellence : talent émergent, qui vise à honorer un jeune professionnel du milieu démontrant un talent remarquable et un grand potentiel dans un ou plusieurs secteurs de la publication numérique, a été remis à Elizabeth Melito de CBC News. Une mention honorable a été octroyée à Graeme Bruce (Winnipeg Free Press) et à Ishani Nath (Entertainment pillar – FLARE et Hello! Canada).

 

 

Prix d’excellence pour le leadership 2018

Brodie Fenlon CBCLe Prix d’excellence pour le leadership a été décerné à Brodie Fenlon, directeur principal de l’information et des bureaux à la CBC.

 

 

 

 

Veuillez visiter digitalpublishingawards.ca pour obtenir tous les détails.

LAURÉATS DES PRIX D’EXCELLENCE EN PUBLICATION NUMÉRIQUE

Prix d’excellence : talent émergent
Elizabeth Melito, CBC News

Prix d’excellence pour le leadership
Brodie Fenlon, CBC News

Excellence générale en publication numérique : petite publication
The Deep

Excellence générale en publication numérique : moyenne publication
Hakai Magazine

Excellence générale en publication numérique : grande publication
The Globe and Mail

Meilleur dossier thématique
OR : Unfounded, The Globe and Mail
ARGENT : Les Meilleurs nouveaux restos canadiens 2017, Air Canada enRoute

Meilleur blogue ou meilleure chronique publiée en ligne
OR : Lauren McKeon, TVO.org
ARGENT : Ici et ailleurs : Chronique d’Alain Noël, Options politiques

Meilleure couverture de l’actualité (par l’équipe d’une petite salle de rédaction)
OR : The Sprawl: 2017 Election Edition, The Sprawl
ARGENT : Kinder Morgan’s Pipeline in Canada, National Observer

Meilleure couverture de l’actualité
OR : Unfounded, The Globe and Mail
ARGENT : Fire Watch: B.C. Wildfire Coverage, Global News (globalnews.ca)

Meilleur article court
OR : Aleppo Mayor, The Globe and Mail
ARGENT : This Is How Your Hyperpartisan Political News Gets Made, BuzzFeed Canada

Meilleur article long
OR : The Making of Joseph Boyden, The Globe and Mail
ARGENT : Death of a Modern Wolf, Hakai

Fiction
OR : Young Tomorrow, The Globe and Mail
ARGENT : Half-Pipe, Hazlitt

Meilleur essai personnel
OR : Black on Bay Street, The Globe and Mail
ARGENT : Kids of addiction, Discourse Media

Meilleur reportage arts et culture
OR : A Road Trip with Christopher Pratt, Canadian Art
ARGENT : Kent Monkman: The modern touch of an old master, The Globe and Mail

Science et technologie
OR : Understanding the quantum computing revolution, The Globe and Mail
ARGENT : Watts in the Water, Hakai Magazine

Journalisme de service : art de vivre
OR : Le Montréal oublié, HuffPost Québec
ARGENT : Where to Eat Now, Toronto Life

Journalisme de service : famille et santé
OR : How do I talk to my five-year-old about white supremacy?, The Walrus
ARGENT : Fortunate Son, The Globe and Mail

Meilleure vidéo en ligne – format court
OR : How close are we to the end of the world? Check the Doomsday Clock, The Globe and Mail
ARGENT : Les Meilleurs nouveaux restos canadiens 2017 – Battuto, Air Canada enRoute

Meilleure vidéo en ligne – format long
OR : Here Be Tiny Dragons (and Other Micro Beasts), Hakai Magazine
ARGENT : The ultimate gift: How two dads finally got their son, Today’s Parent

Meilleure vidéo en ligne – mini-documentaire
OR : Dancing Towards the Light, CBC News
ARGENT : The Age of Consent, VICE

Meilleur balado ou récit audio
OR : Disparue(s), ICI Radio-Canada Première
ARGENT : Someone Knows Something – Dee & Moore, CBC Original Podcasts

Meilleure conception numérique
OR : Census 2016, CBC News
ARGENT : The Globe and Mail, The Globe and Mail

Meilleur récit photo
OR : Canada through the lens of Syrian refugees, The Globe and Mail
ARGENT : Single Mothers of Afghanistan, The Globe and Mail

Meilleur récit sur les médias sociaux
OR : Canada’s #ToxicSecret, Global News (globalnews.ca)
ARGENT : Coming to Canada: The Immigration and Refugee System, CBC News

Innovation de l’année
OR : A City Destroyed: Experience the Halifax Explosion, CBC News|
ARGENT : Weigh Anchor, The Globe and Mail

Félicitations à tous les lauréats et finalistes de la 3e édition des Prix d’excellence en publication numérique.

REMERCIEMENTS
La Fondation des prix pour les médias canadiens tient à souligner le soutien de Patrimoine canadien par le biais du Fonds du Canada pour les périodiques, du Conseil des arts de l’Ontario et de la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario.

La Fondation tient à remercier ses partenaires et généreux commanditaires : Cision, DDI Canada, la Fondation Reader’s Digest  et Very Good Studios.

La Fondation remercie sincèrement les 78 juges bénévoles qui ont pris part à l’évaluation des candidatures de cette édition des Prix d’excellence en publication numérique.

 

 

 

 

 

 

 

Entretien : Naël Shiab

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Portrait de Naël par Daphné Caron

Journaliste de données au magazine L’actualité, Naël Shiab s’est illustré deux fois plutôt qu’une lors du gala des Prix d’excellence en publication numérique en juin 2017. En effet, le jeune reporter s’est vu décerner la médaille d’argent dans la catégorie Innovation de l’année en plus de remporter le Prix d’excellence : talent émergent – l’un des honneurs les plus convoités de la soirée. Naël a accepté de répondre à nos questions sur son parcours médiatique et sur le métier de journaliste de données.

Vous êtes journaliste de données à L’actualité depuis 2016. Pouvez-vous brièvement expliquer votre rôle et en quoi votre travail diffère de celui d’un journaliste traditionnel?

J’aime bien dire que je cherche le sens de la vie dans des fichiers Excel ! En résumé, j’utilise mes compétences en analyse statistique et en programmation informatique pour produire des reportages exclusifs.

Pour illustrer la différence entre mon travail et celui d’un journaliste traditionnel, laissez-moi prendre un exemple : mon reportage intitulé La grande hypocrisie canadienne, qui porte sur les exportations de marchandises militaires du Canada.

À l’automne 2015, mes consœurs et confrères journalistes dans des quotidiens ont fait plusieurs reportages sur un gros contrat d’armement entre une entreprise canadienne et l’Arabie Saoudite. Ils ont essayé d’en apprendre le plus possible sur ce contrat, approuvé par le gouvernement. C’est ce que j’appelle une approche qualitative. Comme journaliste au quotidien, on creuse au maximum sur un sujet précis en faisant des suivis.

De mon côté, quand j’ai vu ces reportages, je me suis dit qu’il existait probablement une base de données de toutes les exportations de marchandises militaires du Canada. Je ne voulais pas connaître tous les détails du contrat avec l’Arabie Saoudite. Je voulais connaître tous les détails de tous les contrats ! Et j’ai effectivement trouvé des données sur la question, pour les 25 dernières années, que j’ai croisées avec d’autres sources, pour produire mon reportage. C’est une approche quantitative. Comme journaliste de données, je tente de comprendre dans quels systèmes s’inscrivent des événements précis. Dans mon reportage, publié en 2016, le contrat avec l’Arabie Saoudite n’était plus qu’un détail. C’était l’ensemble du processus d’approbation par le gouvernement qui devenait l’histoire.

Autrement dit, à mes yeux, le rôle des journalistes quotidiens est de nous informer sur des événements précis. Le rôle des journalistes de données est de nous informer sur les systèmes, processus, structures qui nous entourent et régissent notre société. Les deux sont complémentaires, se nourrissent l’un l’autre. Ils sont extrêmement importants pour que les citoyens comprennent dans quel monde ils vivent et puissent provoquer des changements sociaux, s’ils en ressentent le besoin.

Vous avez amorcé votre carrière en tant que journaliste à la télévision. Qu’est-ce qui vous a incité à passer à la presse écrite et à vous spécialiser dans le journalisme de données? Racontez-nous votre parcours.

J’ai fait mes premières armes comme journaliste quotidien à la télévision et ça a été une formidable école. Mais mon côté analytique s’est rapidement frustré de ne pas avoir assez de temps pour creuser des sujets. De plus, avant d’étudier en journalisme, de 15 à 18 ans, j’étais dans une filière scientifique. Et je voulais appliquer de façon rigoureuse des méthodologies et des cadres d’analyse à mes reportages. En fait, sans m’en rendre compte, je faisais déjà du journalisme de données à l’époque ! J’avais notamment réalisé une série de reportages exclusifs sur des centaines d’écoles pratiquement vides en Ontario, qui coûtait des centaines de millions de dollars à entretenir aux contribuables. Tout était parti d’un fichier Excel que m’avait envoyé le ministère de l’Éducation, avec des données sur des milliers d’écoles, que j’avais analysé.

Mon patron à ce moment-là m’avait recommandé de rencontrer un ami à lui, David McKie, qui travaille pour Power and Politics, à CBC. Alors que j’étais en vacances, j’en ai profité pour passer par Ottawa et prendre un café avec David. Il m’a dit qu’il enseignait à la maîtrise en journalisme de données à l’Université de King’s College et que l’établissement cherchait des étudiants avec mon profil. Il me restait quelques semaines pour m’inscrire à la prochaine session. J’ai sauté sur l’occasion ! J’ai demandé un congé sans solde à mon patron et je suis parti à Halifax pour intégrer le programme. J’ai rencontré des professeurs extraordinaires, dont Fred Vallance-Jones, qui m’a poussé à apprendre à coder et à remettre de l’avant l’approche scientifique dans mon travail.

Une fois ma maîtrise en poche, je suis revenu à Montréal et j’ai commencé à travailler à temps plein comme journaliste de données !

Quel est l’aspect le plus difficile de votre travail? Pouvez-vous nous parler de certains défis que vous avez dû relever dans vos projets récents?

L’aspect le plus difficile de mon travail est sans contredit la solitude. Pratiquement personne ne peut vérifier mes algorithmes, mes scripts et mon code. La hantise d’avoir oublié une virgule quelque part et que tous mes calculs, analyses et interprétations soient faussés est constante. Je contre-vérifie tout sans arrêt. Et avant publication, je recalcule certaines données choisies aléatoirement à la main. Mais le stress des parutions m’empêche toujours de trouver le sommeil avant que le magazine soit en kiosque ou envoyé aux membres.

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Pour un reportage donné, quelle est la durée approximative de vos recherches ? Où trouvez-vous l’inspiration pour vos sujets ?

Il y a beaucoup d’étapes à la production de mes reportages :

– En général, je trouve un événement précis intéressant dans le travail de mes collègues au quotidien et je décide de creuser la question. J’identifie tout de suite des hypothèses de travail qui, si elles s’avèrent, deviendront mes leads. Je modifie ces hypothèses au fur et à mesure de mes recherches.

– Ensuite, j’en apprends davantage sur la question en lisant un maximum de reportages et de recherches académiques sur la question. Ça me permet aussi d’identifier les experts du domaine.

– J’en contacte certains pour savoir ce qu’il existe comme données. Je contacte aussi le gouvernement.

– Une fois des données en main, je les retourne dans tous les sens pour les mettre à ma main. J’établis une méthodologie dont je discute avec les experts du domaine, pour confirmer ou infirmer mes hypothèses.

– Je produis mon analyse. À ce point-ci, mes hypothèses de travail sont confirmées ou infirmées. Ce n’est plus de la théorie. Mon analyse produit des faits indubitables.

– Je fais réagir les experts du domaine et les acteurs concernés avec des entrevues.

– Puis je rédige mon reportage et je code une visualisation de données s’il y a lieu !

Tout ça prend généralement plusieurs semaines. Il faut être patient et minutieux. Mais le résultat en vaut généralement la chandelle !

Dans tous les domaines de travail, on observe une transition vers le numérique. Que pensez-vous de l’avenir du journalisme dans ce contexte? L’intelligence artificielle est-elle une menace ou une alliée?

Je me garderais bien de jouer les prophètes. Quand la télévision est arrivée, on prédisait la mort de la radio. Aujourd’hui, les deux médiums cohabitent. Alors que va-t-il se passer avec le numérique ? Je ne sais pas.

En revanche, peu importe la forme que prennent les reportages, le numérique fait en sorte que les outils que peuvent utiliser les journalistes changent. La programmation informatique est centrale à mon travail, tout comme les données numériques. Et si davantage de journalistes n’apprennent pas à manipuler des données, le métier va perdre de sa pertinence. Le gouvernement, les partis politiques et de nombreuses entreprises utilisent déjà les données pour influencer la société d’une manière ou d’une autre. Si on est incapable de vérifier ce qu’ils font, à quoi servons-nous ?

Pour ce qui est de l’intelligence artificielle, c’est à mes yeux la même chose. C’est un outil de plus en plus utilisé. Les journalistes doivent se maintenir à jour. Et à ceux qui ont peur de se faire remplacer par robot, aux médias de coder des robots qui vont vous aider à mieux faire votre travail plutôt que d’attendre que quelqu’un code un algorithme capable de vous remplacer!

D’ailleurs, c’est déjà possible. J’en ai codé un moi-même : Allez-vous être remplacé par un robot ? Demandez-le… à notre robot ! (NDL : Ce texte a valu à Naël la seconde place dans la catégorie ‘Innovation de l’année’, et une mention honorable dans la catégorie ‘Hors catégorie : unique en son genre’ aux Prix du magazine canadien 2017).

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Quels conseils donneriez-vous aux journalistes de données de la relève?

Le cœur du métier de journaliste ne changera jamais : aider les gens à comprendre le monde dans lequel ils vivent. Et pour ce faire, il faut commencer par la base. Apprenez à vous exprimer correctement, de façon claire, à l’oral comme à l’écrit. Ce n’est pas inné, ça se travaille. Allez à la rencontre des gens, allez sur le terrain, faites des entrevues. Rappelez-vous que c’est à eux que vous vous adressez. Et ensuite… apprenez à coder !

En juin 2017, vous avez remporté le prestigieux Prix d’excellence : talent émergent aux Prix d’excellence en publication numérique. Quel impact une telle distinction peut-elle avoir sur la carrière d’un jeune journaliste?

C’est toujours un grand honneur d’être reconnu par ses pairs. Ça décuple notre motivation ! Et dans un contexte où les emplois en journalisme ne courent pas les rues, les prix sont un grand avantage pour sortir du lot. Je suis très heureux, fier et choyé d’avoir reçu votre prix et je le souhaite à de nombreux autres !

Merci à Eny Kuen d’avoir réalisé cet entretien.

Appel de candidatures
Les candidatures sont acceptées jusqu’au 2 février pour le 3e édition des Prix d’excellence en publication numérique. Visitez digitalpublishingawards.ca pour consulter la liste des catégories et participer en ligne.

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